DÉJÀ…?

Nguyễn Đặng Tuấn Minh

Déjà…? Avez-vous senti une petite joie s’emparant de votre coeur et y restant? Vous ne savez pas d’où elle vient…vous savez simplement qu’elle commence à faire changer votre monde. Vous commencez à faire attention à un petit papillon se trompant de chemin au coeur de la ville. Vous commencez à vous poser des questions du haut de cette mezzanine, se répercutant le son du piano de quelqu’un…et comme ce papillon, où vous irez.

Déjà…? Vous vous êtes souvenu de quelque chose de lointainlointaine en face de vieilles racines efflanquées, de ruines de temples anciennes, de pagodes profondes et sevères, en regardant en haut des flèches des églises de manière occidental sur le ciel d’hiver à travers un grand réseau tramé de mille branches dépouillées qui recèlent de la sève effervescente attendant le retour du printemps?

Vous savez seulement que c’est une nostalgie sans nom… Et vous la laissez rester dans votre coeur comme cette petite joie là…Une note d’une autre mesure s’harmonise avec vos sentiments intimes…

Et pourtant, un peu plus tard, des autres se bousculent bruyamment…

Déjà…? Vous avez étés curieux des quartiers en ébullition? Les 36 anciens quartiers comme des sentiments intimes de population indigène, en même temps comme l’eau souterraine naif et animé plein de spectacles trépidants, de nouvelles choses et de lumières. Ces lumières nous donnent souvent la sensation que la journée est plus longue que la nuit et alors, le silence de la vie joue une part très modeste…

En vous séparant de ces vacarmes, vous levez les yeux vers des quartiers complètement surmergés dans la nuit de la ville.

Déjà…? De ces quartiers vous y avez senti des rêves s’agitant qui veulent bien un changement de vie? De petites vies simples s’abîment dans le sommeil plein de rêveries et d’aspirations- une décontraction précieuse pour un autre jour de travail.

Vous vous promenez lentement dans la silence et de l’air spécial d’un lac…

C’est vrai, ici, il y a un parfum si spécial qu’on ne peut le nommer précisément. Un peu de parfum fort d’ilang-ilang- très court mais assez pour faire une impression profonde dans nos coeurs. Un peu de parfum de champaca sur la rue des jeunes. Un peu de parfum intense de la fleur de lait…Un peu de parfum des feuilles flétries s’acharnant en suivant les appels du destin sur les rues sinueuses à perte de vue.

Déjà…? Vous avez vu dans un jardin une fleur s’ouvrant avec des pétales blancs et avec un parfum pur – un trésor de toute sa vie? Vous voulez l’approcher et rester un peu avec elle parce que vous avez peur d’une sensation de regret d’avoir la laissée seul le matin prochain. Peu à peu, vous comprenez pour quoi les habitants ici preparent leurs âmes, du thé pour l’accueillir au clair de la lune avec leurs amis intimes. C’est un accueil raffiné et plein de gratitude parce que la fleur leur donne une sensation tranquille si rare…

Déjà …? Vous voulez changer quelque chose? Des aspirations et de hauts immeubles ici se développent ensemble. Cette ville est vraiment en train de changer … Elle est peut-être pour vous si la dernière réponse est “oui”… Vous savez qu’il faut accélérer beaucoup plus vite le pas, economiser beaucoup plus le temps et faire beaucoup plus de choses pour gagner le sommet…Mais quelque fois, vous vous sentez la manque de quelque chose. Il apparait que quelque part de vous veuille parler avec le passé.

Des écritures démotiques sino-vietnamiennes sur des murs et des structures de manière français restant en ce pays semblent ne pas avoir de sens parce que vous n’en comprennez rien. Mais elles vous poussent à en chercher et en comprenant parce qu’elles restent ici, qu’elles sont présentes devant vous sur chaque rue que vous passez, dans chaque espace où vous arrivez. Et vous cherchez encore, vous trouvez la chance de parler avec le passé… Vous sentez que votre âme devient moins creuse. Cela est comme votre origine se cachant dans le courant pressé et une fois qu’elle s’insurge, il est difficile de la freiner. Vous avez la sensation que vous ne comprennez jamais vraiment vos pères, en ce moment, chaque toiture ancienne, chaque rue ancienne cache quelque chose à chercher et à découvrir. Bien que la Rue Tissu ne vende jamais du tissu, la Rue Grosse Jonque ne vende jamais la grosse jonque, la relation avec le passé est comme un courrant pur dans votre âme… Qu’est-ce que vous voulez demander à vos pères?

Déjà…? Vous voulez dessiner une peinture de cette ville? De quelles couleurs est-ce que vous vous servirez pour le faire? C’est peut-être la couleur de vent batifolant légèrement sur des candides pétales blancs de lotus du début de l’été, où bien ce qui sur le rose visage d’une jeune fille en long-dress à l’automne, où bien ce qui sur les cheveux blancs de “l’eau de temps”. Mais n’oubliez pas la couleur érubescente des badamiers comme des yeux plein de regret de l’automne. On peut y voir le courant irrésistible du temps chaque fois qu’on les regarde. Et mélangez un peu de couleur jaune des feuilles se lâchant sereinement sur les vagues. N’oubliez pas la couleur de la lumière confuse du lac de l’ouest. Soyez attentive, sinon vous ne reconnaîtrez pas la lueur intermittente des papiers votifs flambés flottant. Tranquillement ils dissipent le malheur millénaire de ma mère, brulent des désespérances et allument des rayons d’espoir dans notre âme…N’oubliez pas…

Dans cette peinture, je peux y voir ma grand-mère avec le chapelet rond sans fin quand elle murmure des prières de deux mots “la paix”. Je peux y voir mon grand-père avec la canne au bord du lac dans le crépuscule qui casse en morceaux. Il y a aussi une palanche de guenilles sur l’épaule de ma tante…

Dans votre peinture, il y a le son de cloche de quelque église et celui de quelque pagode qui résonnent au loin. Il y a des toitures brunâtres et des flèches grisâtres. Je me demande si vous avez l’intention de dire que ces couleurs, ces sons réfléchissent nos âmes, nos désires de trouver la paix et la tranquillité intérieur malgré la différence entre eux.

Déjà…? Avez-vous utilisé la couleur pure? Comment est-ce qu’on peut la créer? Je ne sais pas, c’est peut-être une combinaison d’un peu de firmament d’un bleu limpide de l’automne et d’un peu du soleil et d’un peu de rire…Pourquoi? Simplement pour dessiner la couleur des yeux de ma petite soeur ce matin.

Voilà!

Le rouge et le jaune d’un mariage de mes amis sur des cyclos, regardez des larmes heureuses sur les pommettes de l’épousée…

Voulez-vous le feu pour réchauffer la peinture? N’oubliez pas le petit foyer avec des maïs grillés. Des épis de maïs par leur bonne odeur me captivent…

L’art de manger et de boire ici requieit beaucoup d’efforts, de papiers et d’encre des écrivains, alors dans votre peinture, n’oubliez pas le vert de la feuille de cive, le noir de poivre, la couleur de bouillon avec cannelier, le blanc de “pho”… je peux vous assurer qu’elle peut tenir le pas de n’importe qui passe et qu’elle peut nous rappeller beacoup de l’art du manger et boire ici.

Un peu de pinceau naif d’un petit peintre au bord du lac qui est tourmenté de son chef-d’oeuvre…

Déjà …? Avez-vous cru que c’est suffisant pour nous de vivre avec des valeurs qu’on ne veut jamais en oublier?

Tenez! Un homme portant la guitare sur la rue…

Déjà…? Avez-vous eu une intention de composer une pièce de musique de cette ville? Ajoutez-y un peu de mon âme! Et celle des mes amis de l’autre moitié du globe qui décident de rester ici pour toujours. Vous entendez le bruit des véhicules, le murmure secret d’espoir dans les maisons anciennes, des voix des habitants parlant au marché coloré de fleurs dès l’aube.

Quelle note est-que vous employerez à décrire l’écho d’âme d’un homme qui vient d’arriver au pays natal, étant assoiffé de voir des champs verts qui s’étendent à perte de vue comme s’ils l’attendent et l’embrassent dans son retour. Est-ce que vous avez l’intention de jouer ensemble cette pièce de musique dans l’atmosphère trépidante de la ville? N’oubliez pas le bruissement des feuilles sur la rue de Tran Phu, un peu de drelin des cyclos, un peu de rire des bébés, et un peu de plaisanterie des élèves …

Racontez-moi des places du monde où vos pas ont marqué, par lesquelles votre âmes est retenu quand vous devez partir, dont toutes les choses vous rappellent des émotions sincères de vous-même?

Portez la peinture et la pièce de musique de mon coeur à quelqu’un qui attend de retourner à la place qu’il aime. Et je suis sûre que dans quelque quartier de la ville où des lumières commencent à s’allumer, où des espoirs toujours vibrionnent, où l’amour est comme une feu rouge qui ne cesser de briller, il y a un vélo qui transporte vôtre âme dans le rosée léger de l’automne, dans la pièce de musique de crépuscule d’une grande douceur…

“…mon coeur me murmure à qui je pense? Un jour, l’automne d’Hanoi me répondra…Un jour, chaque petit chemin me répondra… ”

Hanoi Printemps. 2007

Bình luận về bài viết này